FORUM MODENA49 de SPORT MOTORISE

Le barème de points en F1 : une évolution contrastée

Aller en bas

Le barème de points en F1 : une évolution contrastée

Message par modena49 le Mar 5 Nov - 18:24





A l’heure où des voix s’élèvent pour donner un point à la pole position ou au meilleur tour en course à la façon de ce que l’on peut voir en GP2, il est facile de constater que le système de points en Formule 1 fait toujours autant débat. Celui-ci a subi plusieurs modifications depuis 1950, que ce soit pour s’adapter aux circonstances, ou pour relancer l’intérêt du championnat. Certains étaient bien inspirés, d’autres eurent des conséquences plus regrettables.

De 1950 à 1959, le barème suivait la logique suivante : huit points pour le vainqueur, six pour le deuxième, quatre pour le troisième, trois pour le quatrième et deux pour le cinquième. Le sixième ne marquait pas encore de points, mais l’auteur du meilleur tour en course en récoltait un. Ceci eut son importance lors du championnat 1958, lorsque Stirling Moss manqua le titre d’un point, après qu’il n’ait pas cherché à reprendre le meilleur tour en course à Mike Hawthorn lors du Grand Prix du Portugal.

A partir de 1960, le sixième pouvait à son tour marquer un point, tandis que l’auteur du meilleur tour n’allait plus jamais être récompensé de la sorte. L’année suivante, pour donner plus d’importance à la victoire, le vainqueur marquait désormais neuf points, stabilisant ainsi le barème pour trente ans.

Cependant, deux paramètres ont également joué un rôle important. Des débuts jusqu’en 1957, un pilote ayant "abandonné" pouvait reprendre la voiture d’un équipier, les deux se partageant ainsi les points ! A trois reprises, un pilote a pu profiter de cela pour remporter une victoire au départ perdue : en France en 1951 avec Luigi Fagioli et Juan-Manuel Fangio ; en Argentine en 1956 avec Fangio une nouvelle fois et Luigi Musso, et en Angleterre en 1957, avec Stirling Moss et Tony Brooks.

Cette règle a beaucoup servi Fangio en 1956, puisqu’il en fit usage trois fois, devenant ainsi Champion du Monde. Si cela ne réduit en rien les mérites du Maestro – qui a toujours eu une entente délicate avec Enzo Ferrari – il était logique de se débarrasser de ce paramètre au plus vite afin de mettre fin à ces polémiques.

L’autre détail qui eut son importance fut la fameuse règle qui ne comptabilisait qu’un nombre donné de résultats sur la saison. Au départ, celle-ci a été imposée pour récompenser le panache face à la régularité, afin qu’un pilote ne compte pas uniquement sur le fait de rallier l’arrivée. Si l’intention était louable, outre le fait que le nombre de courses retenu n’était jamais proportionnel au nombre de courses du calendrier, cette règle a "faussé" par deux fois le championnat : en 1964, Graham Hill aurait été champion à la place de John Surtees avec tous les points retenus. Idem pour Alain Prost en 1988, fen lieu et place d’Ayrton Senna...

Il n’est pas question ici de débattre du mérite du titre de chacun, mais des limites de cette règle, qui fut finalement abandonnée en 1991. Dans le même temps, toujours dans le but de favoriser le panache, le vainqueur marquait alors dix points.
http://www.toilef1.com/Le-bareme-de-points-en-F1-une.html
avatar
modena49
modena49 Administrateur fondateur
modena49 Administrateur fondateur

Messages : 6107
Réputation : 0
Date d'inscription : 22/01/2013

Voir le profil de l'utilisateur http://modena49.forumgratuit.ch

Revenir en haut Aller en bas

Le barème de points en F1 : une évolution contrastée (2/2)

Message par modena49 le Jeu 7 Nov - 7:24

L'attribution de 10 points pour la victoire perdura jusqu'en 2002. Face à la domination écrasante de Ferrari et à la fiabilité de plus en plus effective des monoplaces, on passa pour la première fois à un barème récompensant les huit premiers et qui, cette fois, fit la part belle à la régularité : dix points pour le premier, huit pour le deuxième, six pour le troisième, cinq pour le quatrième et ainsi de suite jusqu'à donner un point au huitième.

Un barème qui permit par exemple à Kimi Räikkönen de rester en lice pour le titre mondial jusqu'au dernier Grand Prix, là où l'ancien barème aurait sacré Michael Schumacher dès la course précédente, aux États-Unis.

Cependant, ce choix n'a pas convaincu très longtemps. Le retour de la prime à la victoire a été marqué en 2010 par l'adoption du barème que nous connaissons aujourd'hui : vingt-cinq points pour le vainqueur, dix-huit pour le deuxième, quinze pour le troisième, douze pour le quatrième, dix pour le cinquième, huit pour le sixième, six pour le septième, quatre pour le huitième, deux pour le neuvième et un pour le dixième. Une mesure destinée à offrir un enjeu mathématique pour les "petites" équipes et apporter de la médiatisation à celles-ci, et éviter de faire revenir trop de discussions sur la table au sujet de l'introduction d'une troisième monoplace pour les top teams.

Si ce barême a permis à Fernando Alonso de devenir le recordman du nombre de points en Formule 1 devant Schumacher, il n'a pas changé la donne pour l'attribution du titre : Sebastian Vettel aurait été Champion du Monde ces quatre dernières années, que ce soit avec le barème de 2003 à 2009 ou avec celui de 1991 à 2002. Aujourd'huik il est frappant de voir qu'un pilote peut marquer en 4 GP le nombre de points qui pouvait offrir le titre mondial au début des années 2000.

Gageons que ce barème actuel ne durera que jusqu'à la prochaine mise au... point.

http://fr.sports.yahoo.com/news/bar%C3%A8me-points-f1-%C3%A9volution-contrast%C3%A9e-164500484--spt.html
avatar
modena49
modena49 Administrateur fondateur
modena49 Administrateur fondateur

Messages : 6107
Réputation : 0
Date d'inscription : 22/01/2013

Voir le profil de l'utilisateur http://modena49.forumgratuit.ch

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum