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Ferrari vs McLaren (1990) : Prost le gladiateur, Senna le samouraï

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Ferrari vs McLaren (1990) : Prost le gladiateur, Senna le samouraï

Message par modena49 le Lun 18 Fév - 20:19


En 1990, la rivalité Ferrari / McLaren se lit à travers le prisme éblouissant de la dualité Prost / Senna. Messie de l’écurie italienne, le Professeur crée l’exploit à Mexico et Silverstone mais l’implacable réaction d’orgueil de Senna à Hockenheim et Francorchamps place Ferrari devant un quitte ou double. Battu à Monza, Prost est piégé par son coéquipier Mansell à Estoril ... Le bel édifice italien se lézarde au moment crucial, et le succès de Prost à Jerez ne suffit pas car le pilote au casque jaune a déjà pris sa décision, tout se finira dans la poussière des graviers de Suzuka ...

En 1989, Ferrari a terminé 3e du championnat du monde des constructeurs. La première saison des moteurs atmosphériques a été soumise à l’hégémonie de McLaren-Honda.

Ferrari a été devancée également par le binôme Williams-Renault. Honda et Renault ont opté pour des architectures V10 là où Ferrari s’est recentré sur le V12 historique ...

Woking a cependant implosé avec la déchirure du tandem roi Prost - Senna. Réunis depuis 1988 par Ron Dennis, les deux pilotes exceptionnels que sont Ayrton Senna et Alain Prost ne veulent plus faire de compromis. La rupture a eu lieu après Imola ... Prost a indiqué vouloir quitter McLaren au Castellet, étant conscient du favoritisme explicite de Honda envers son coéquipier brésilien.
Le virtuose de Sao Paulo représente l’avenir de McLaren, au contraire du Français.

C’est à Monza, lors du Grand Prix d’Italie, que Prost dévoile son futur proche pour 1990. Le Professeur a donc choisi de relever le défi Ferrari. Malgré le décès du Commendatore en août 1988, le Cavallino n’a rien perdu de son prestige exceptionnel.
C’est avec le directeur sportif de la Scuderia, Cesare Fiorio, que Prost a négocié son arrivée chez Ferrari.
Pilote d’envergure, Prost est un véritable catalyseur de victoires, comme Senna. Or Ferrari est orpheline d’un champion d’une telle dimension depuis le départ de Niki Lauda en 1978 pour Brabham ...

Ni Gerhard Berger ni Nigel Mansell, malgré leur panache et leur adresse au volant, n’ont ces qualités de meneurs d’hommes pour redresser Maranello et ramener le cheval cabré au pinacle du sport automobile.

Sans avocats, Prost et Fiorio mettent au point le futur contrat du triple champion du monde pour 1990, en secret, sur le voilier du manager italien, en Sardaigne, pendant l’été 1989.

L’ambiance explosive qui existe chez McLaren est palpable. L’éruption du volcan Woking a lieu à Suzuka, où Prost et Senna s’accrochent. Prost emmènera avec lui le numéro 1 en Italie en 1990, deuxième sacrilège aux yeux de Ron Dennis, car Ferrari est l’ennemi juré! A Monza, Prost avait commis un crime de lèse-majesté en offrant la coupe du vainqueur du Gran Premio d’Italia 1989 aux tifosi, bien que son contrat chez McLaren indiquât formellement qu’elle dut revenir à Ron Dennis ...

Après Suzuka, Ayrton Senna accuse le président de la FISA, Jean-Marie Balestre, d’avoir favorisé Alain Prost au motif qu’ils partagent la même nationalité, française.
Suspendu par la FISA, Senna est placé devant un ultimatum. Il doit émettre des excuses publiques envers Balestre avant le 16 février 1990. Le compte à rebours est lancé.

Reclus au Brésil, à Angra dos Reis, Senna est piqué au vif dans son orgueil. Mais la FISA publiant les noms de Jonathan Palmer et Gerhard Berger chez McLaren sur la liste des engagés pour le championnat 1990, Senna est contraint de céder.
Un fax parvient avec les excuses du pilote brésilien.

En un hiver, Senna passe du statut de martyr à celui d’idole. Ecoeuré, le Brésilien a failli arrêter la compétition mais viscéralement attachéà ce sport, le virtuose de Sao Paulo n’a pu se résoudre à tourner le dos à son destin, celui de champion ...

Dans ce contexte, Senna n’a pu tester la nouvelle McLaren MP4/5B en arrivant en mars 1990 à Phoenix pour l’ouverture du championnat. Son coéquipier Gerhard Berger a signé la pole tandis que Senna, cinquième sur la grille, n’a pas encore retrouvé toute sa finesse de pilotage.
Mais après cet hiver très politique, Senna s’est assuré le soutien de l’ingénieur Giorgio Ascanelli venu de chez Ferrari avec Berger. Le Brésilien coupe ainsi l’herbe sous le pied de son nouveau coéquipier autrichien, qui apprend la nouvelle de la part de Ron Dennis.
A l’inverse, Prost a rejoint Maranello suivi de Steve Nichols, ingénieur qui était très apprécié chez McLaren Honda.

Le Grand Prix de Phoenix est celui de la rédemption et de la revanche pour Senna, vainqueur aux Etats-Unis devant la révélation du week-end, le jeune Français Jean Alesi. Arrivé chez Tyrrell en 1989, le pilote provençal réussit un festival offensif sur le circuit urbain de l’Arizona, derrière son idole brésilienne qui prend la tête du championnat, tandis que Prost a abandonné pour sa première course avec la Scuderia.

Au Brésil, Jean-Marie Balestre descend de sa tour d’ivoire et se rend sur le circuit d’Interlagos, à Sao Paulo. Après une décennie à Rio de Janeiro sur le circuit de Jacarepagua, le Grand Prix du Brésil change de circuit. C’est donc l’autodrome José Carlos Pace, dans la ville natale de Senna, qui accueille la manche brésilienne du championnat. Conspué par le public brésilien, Balestre comprend qu’il n’est pas le bienvenu. Ayrton Senna, lui, signe la pole, bien déterminé à enfin s’imposer dans son fief, devant son peuple. Le panache du Brésilien de McLaren est insuffisant car en course, sa traditionnelle agressivité dans le traficse retourne contre lui. Le pilote au casque jaune est victime d’un accrochage avec son ancien coéquipier chez Lotus, Satoru Nakajima. Contraint de ravitailler pour réparer son aileron avant, Senna ne termine que troisième du Grand Prix derrière Prost, vainqueur sur Ferrari et son coéquipier Berger. Le Français poursuit son abonnement à la victoire au Brésil (cinq fois lauréat à Rio de Janeiro en 1982, 1984, 1985, 1987 et 1988). Surtout, Prost est le patron chez Ferrari, en marquant les esprits. Avant le départ, le Professeur a donné une leçon à son prestigieux coéquipier Nigel Mansell. A cinq minutes du départ, Prost indique à Steve Nichols de faire modifier le set-up de son bolide par les mécaniciens, provoquant la panique chez Mansell. La guerre psychologique est lancée.

Attendu comme le Messie par l’écurie italienne, Alain Prost fait en sorte d’isoler très vite Mansell. Pour couper son coéquipier de l’équipe technique, Prost apprend comme une éponge l’italien et utilise en briefing la langue de Dante dont Mansell ne parle pas un traître mot.

A Imola, les tifosi attendent une nouvelle victoire de Prost mais c’est Riccardo Patrese qui s’impose sur Williams-Renault alors que Senna a du abdiquer sur problème mécanique. Avec trois victoires de trois écuries différentes en trois courses, on pense alors que le championnat 1990 se résumera à un triumvirat McLaren - Ferrari - Williams. C’est un leurre, car Didcot devra se contenter d’un rôle de spectateur du duel Maranello - Woking.

A Monaco, en effet, Senna remet les pendules de l’heure. En Principauté, le champion brésilien fait merveille entre les rails, étalant sa virtuosité et son exceptionnelle dextérité. Poleman, comme chaque année depuis 1988, Senna gagne devant Jean Alesi, qui devance Gerhard Berger sur l’autre McLaren. Dauphin de Senna à Monaco, le jeune Français de Tyrrell prouve que son exploit de Phoenix n’était pas un feu de paille. Et Alesi fait parler de lui comme le plus grand espoir de la F1.

Au Canada, Senna enfonce le clou avec une nouvelle victoire. Sur l’Ile Notre-Dame, Berger est condamné à une minute de pénalité pour départ anticipé. C’est donc son coéquipier de McLaren qui récupère les lauriers sur le circuit Gilles-Villeneuve, tandis que Prost n’est que cinquième ce jour là. La presse italienne commence à penser que le succès d’Interlagos n’est qu’un mirage du à l’infortune de Senna ce jour là à domicile ... Les critiques fusent sur le pilote français, pourtant triple champion du monde.
Voilà Prost, à son arrivée à Mexico, avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête.

La Scuderia Ferrari pense même toucher le fond quand Prost ne signe que le treizième chrono sur l’autodrome de Mexico, si loin des premiers. Le Français a exigé de se qualifier en pneus usés et avec 60 litres d’essence dans son réservoir, provoquant la colère et la stupéfaction de ses mécaniciens.
Même Cesare Fiorio est désarçonné par l’attitude incompréhensible de Prost, qui a sacrifié son samedi pour mieux conquérir la victoire le dimanche ...
Comme à Rio de Janeiro en 1987, le Français va subjuguer le paddocj par son discernement et sa compréhension des évènements.
Durant le warm-up, Prost reste discret alors que ses rivaux continuent de dégrader leurs pneus.
Le Français est le seul à avoir compris à quel point l’autodrome Hermanos Rodriguez allait être exigeant pour les gommes en ce dimanche de juin 1990.
Quinzième au premier tour, Prost effectue quelques tours de rodage avant de sortir la guillotine ... Il remonte un à un ses adversaires dans le peloton, écoeurant la concurrence déboussolée.
C’est rapidement la panique chez McLaren où Senna s’inquiète de la remontée foudroyante de Prost, que tout le monde avait déjà condamné à une course anonyme au Mexique.
Se jouant de son coéquipier Mansell, Prost fond sur son ultime proie, Ayrton Senna. Le Brésilien a compris, mieux vaut tard que jamais, qu’il fallait changer de pneus pour assurer un podium et ne pas continuer à spéculer sur une victoire de plus en plus utopique.

Malgré des pneus agonisants, Senna se voit opposer un veto de Ron Dennis. Prost, lui, enchaîne les records du tour en économisant ses pneus car il a réglé sa Ferrari 641 à la perfection. Senna finit par abandonner, les pneus en charpie, et Prost signe une des plus belles victoires de sa carrière à Mexico, Nigel Mansell complétant le triomphe de la Scuderia pour un doublé historique devant la McLaren de Berger.

Mais Prost ne s’arrête pas en si bon chemin. A domicile, au Grand Prix de France, Prost est le seul à pouvoir battre la surprenante March d’Ivan Capelli, qui profite de l’effet de sol conjoncturel de son bolide sur le billard du circuit provençal du Castellet. Cette March a été dessinée par un jeune ingénieur au coup de crayon très convaincant et qui refera parler de lui, Adrian Newey. Avec cette cinquième victoire sur son sol, Prost signe aussi la centième victoire de Ferrari en F1.

Le Professeur offre une nouvelle leçon durant la manche suivante, à Silverstone ... Senna ets de nouveau battu, tandis que Mansell, écoeuré par son coéquipeir français, envisage de même de prendre sa retraite à la fin de la saison, comme il le déclare en conférence de presse. Le Lion reviendra finalement sur cette décision prise sous le coup de la déception. Car Mansell, souvent plus rapide que Prost le samedi, constate à quel point le pilote français est magistral en course le dimanche par sa capacité d’analyse et son sang-froid.

Le miracle est donc arrivé, Prost a repris la tête du championnat, situation qui aurait été jugée complètement utopique un mois plus tôt (41-39). Ferrari va-t-elle enfin retrouver l’Everest, attendu depuis 1979?
Jamais la Scuderia n’a été aussi forte que depuis l’époque bénie de Niki Lauda ... En tout cas, Prost est l’artisan majeur de cette renaissance du phénix italien.

Mais Senna, loin d’abdiquer, va retrouver tout son potentiel pendant l’été. Furieux de voir Ferrari tailler ainsi des croupièresà McLaren, le Brésilien fait traîner les pourparles de renouvellement de son contrat à Woking.
Mettant ainsi la pression sur Ron Dennis, Mansour Ojjeh et Osamu Goto, Senna espère ainsi les convaincre de disposer d’une évolution plus puissante du moteur V10 Honda. Et en parallèle, Senna entame des discussions avec Williams-Renault, Didcot ne se doutant pas qu’il est le simple cobaye d’un odieux chantage de la part du Brésilien, qui a appris la politique dans la terrible jungle de la F1.
La pression exercée par Senna porte ses fruits. A Hockenheim, le Brésilien retrouve le chemin de la victoire, qu’il attendait depuis le Canada. Dauphin de ThierryBoutsen (Williams-Renault) à Budapest, Senna confirme tout son talent à Spa Francorchamps. Sur un juge de paix tel que le toboggan des Ardennes, le pilote au casque jaune domine sans contestation Alain Prost (Ferrari) après un somptueux duel.
En Italie, alors que les tifosi espèrent une victoire de Prost, Senna venge le souvenir de 1989 en imposant sa McLaren. Le Brésilien impose sa férule au pilote français. Mené 41-39 après Silverstone, le champion de McLaren a renversé la vapeur face au gladiateur français, menant désormais 72-56 après Monza...

En marge du Grand Prix d’Italie, un journaliste du quotidienitalien La Repubblica a scellé une fausse paix des braves entre Prost et Senna. L’hypocrisie est de mise lors de cette poignée de mains qui sera renouvelée à Budapest en 1991. La véritable réconciliation entre les deux ancienscoéquipiers de McLaren, qui se détestent publiquement mais s’estiment réciproquement en secret, aura lieu en 1993 à Adelaïde, pour le dernier podium en F1 des deux titans de la course, les deux ambassadeurs d’un âge d’or ...

Après cette fausse réconciliation sur l’autodrome lombard, AyrtonSenna mène donc le championnat du monde devant son rival français. Senna comme Prost ont totalement surclassé leurs coéquipiers respectifs, Berger et Mansell. Complètement dominés, l’Autrichien et le Britannique n’ont que le panache et la vitesse pure à opposer à la formidable mosaïque de talents des deux meilleurs pilotes de leur génération, capables de tous les exploits. Senna, roi de la pluie et des qualifications, est aussi un redoutable metteur au point, qualité première de Prost qui a su se construire un palmarès exceptionnel en imposant son joug à la concurrence par la vertu de son sens tactique sans égal.

Mais Prost, qui espère à nouveau revenir sur Ayrton Senna, ne se doute pas que Ferrari va alors tomber de Charybde en Scylla.
A Estoril, Alain Prost se qualifie deuxième derrière son coéquipier Nigel Mansell. Mais le Français voit rouge après le premier virage ... Tassé contre le mur au départ par l’Anglais, Prost voit les deux McLaren-Honda de Senna et Berger prendre les commandes du Grand Prix du Portugal. Cinquième derrière Nelson Piquet qui de façon opportuniste s’est faufilé avec sa Benetton-Ford, le triple champion du monde boit le calice jusqu’à la lie ...

Le gladiateur français remonte à la troisième place derrière Mansell et Senna mais l’écart s’est encore creusé ... Un gouffre de18 points sépare l’archange de Sao Paulo du natif de Saint-Chamond (78-60). Avec seulement trois courses encore à disputer, les chances de Prost de coiffer une quatrième couronne mondiale semblent réduites à néant.

L’ambiance constructive mise en place depuis le début de la saison chez Ferrari va voler en éclats. Non seulement Prost est furieux de voir que Cesare Fiorio ne fait aucune déclaration contre Mansell, mais le Français voit son courroux exploser quand son directeur sportif prend carrément le parti de Nigel suite à ce Grand Prix du Portugal!

La colère de Prost se manifeste par une déclaration au vitriol: Ferrari ne mérite pas d’être champion du monde.

A Jerez, cependant, le leader de Ferrari rebondit avec une victoire qui prouve qu’il n’a pas encore abdiqué. Le Cavallino signe un doublé avec Nigel Mansell deuxième d’une course qui a vu Ayrton Senna renoncer.

Saison d’anthologie, 1990 voit se profiler un épilogue à suspense à Suzuka, au Japon. Au pays des samouraïs, Senna dispose d’un avantage conséquent (78-69) mais il ne peut se permettre de laisser la victoire à Prost. Comme en 1989, un accrochage pourrait sceller la lutte pour le titre, mais cette fois au profit de Senna.Avec son coéquipier Berger, le Brésilien va demander à la FIA de déplacer la pole sur le côté propre de la piste. Mais la clé de voûte des succès de McLaren se voit opposer un irrévocable veto de la part des instances sportives ...
Comme prévu, Senna signe la pole. Comme prévu, Prost passe en tête au premier virage. Comme prévu, Senna harponne Prost. Au bout de dix secondes, le Grand Prix du Japon était déjà dénué de tout intérêt, la lutte pour le sceptre terminée dans le chaos d’un nuage de poussière. La McLaren-Honda n°27 et la Ferrari n°1 étaient hors courses, les deux protagonistes revenant à pied vers les stands. Senna avait gardé son casque jaune, tandis que Prost avait enlevé son casque ...

Sacré champion du monde des pilotes pour la deuxième fois après 1988, Ayrton Senna faisait triompher Woking pour la troisième saison consécutive.
Ferrari manquait le coche mais avait accompli sa campagne la plus aboutie depuis 1979, quand le tandem Jody Scheckter - Gilles Villeneuve avait pris les deux premières places du championnat du monde.

En 1990, Ferrari avait convaincu par un meilleur comportement routier que la McLaren, qui en revanche avait tenu la dragée haute à sa rivale italienne par la puissance du V10 Honda. Les victoires des deux écuries avaient corroboré ce constat, McLaren ayant gagné sur des circuits exigeant de la puissance (Hockenheim, Spa Francorchamps, Monza), tandis que Ferrari avait eu le dernier mot sur des pistes nécessitant de l’adhérence (Silverstone, Paul-Ricard), une bonne gestion de l’usure des pneus (Mexico) ou de la motricité aérodynamique (Interlagos)

Favorite pour l’édition 1991, la Scuderia allait retomber dans ses travers. Tout le monde attendait le quatrième épisode de la lutte entre Prost et Senna au pinacle de la F1, mais le prochain rival de Senna s’appellerait Nigel Mansell, transféré pour 1991 chez Williams-Renault. Il faudrait attendre 2000 pour que la Scuderia Ferrari retrouve le Graal, à Suzuka, avec Michael Schumacher, dix ans après le cuisant échec de Prost.
Ce championnat 1990 se terminait en queue de poisson pour Ferrari qui allait connaître une terrible disette avant que Jean Todt ne débarque à Maranello en 1993. Telle Pompei après le Vésuve ou Rome après Néron, la Scuderia était complètement à reconstruire, un véritable château de cartes sans fondations...

Williams-Renault allait ensuite dominer la F1,l’écurie de Didcot étant la rivale de McLaren en 1991 avant d’imposer sa férule en 1991. L’hégémonie de Woking, implacablemachine à victoires entre 1984 et 1993, était terminée après une décennie d’exception ...McLaren étant orpheline de Honda fin 1992 puis de Senna fin 1993, elle devait se reconstruire, tout comme Ferrari. Marqué au fer rouge par le départ du prodige brésilien, Ron Dennis s’employa à reconstruire Woking avec une patience exceptionnelle ...
En 1998, McLaren retrouverait l’or avec Mercedes et Mika Häkkinen, face au tandem Ferrari - Michael Schumacher ...

Huit ans après les terribles joutes de 1990 où Maranello et Woking avaient repoussé leurs limites, le duel reprenait de plus belle ...
par AxelBorg
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